Le suicide
On estime à 40 000 le nombre de tentatives de suicide d'ados chaque année en France.800 adolescents décèdent chaque année par suicide. C'est la deuxième cause de mortalité chez les moins de 25 ans.
70% des TS sont effectuées par des filles, souvent en prenant des médicaments. Par le choix de moyens très violents comme les armes à feu, les garçons décèdent plus souvent que les filles par suicide.
60% des personnes ayant fait une TS répètent leur geste.
5% des garçons et 8% des filles au lycée déclarent avoir effectué au moins une TS, soit en moyenne 2 élèves par classe. Parmi eux, seulement 1 sur 5 a été hospitalisé.
Il y a 13 fois plus de risques de faire une TS chez les homosexuels que chez les hétéros.
Les raisons qui les poussent à commettre l'irréparable :
1 - La déception amoureuse
2 - Le dégoût de la société
3 - L'absence ou le manque persistant du père ou bien de la mère.
Des idées à se sortir de la tête... :
- "Si quelqu'un veut se tuer, rien ne peut l'arrêter"
Le fait qu'une personne soit encore vivante est une preuve suffisante qu'une partie d'elle-même veut rester en vie. La personne suicidaire est ambivalente - une partie d'elle-même veut vivre et une autre partie veut moins la mort que la fin de ses souffrances. C'est la partie qui veut vivre qui s'exprime à quelqu'un en disant "Je pense au suicide." Si une personne suicidaire s'adresse à vous, il est possible qu'elle pense que vous vous souciez plus d'elle que les autres, que vous avez de l'expérience dans la gestion des problèmes, que vous serez soucieux de protéger le caractère confidentiel de ce qu'elle a à vous dire. Peu importe combien négatifs sont le contenu et le ton de son discours, elle effectue une chose positive et a une perception positive de vous lorsqu'elle s'adresse à vous.
- "Celui qui essaye de se tuer doit être fou"
10% peut-être des suicidants sont psychotiques ou ont un dysfonctionnement pathologique de leur rapport au réel. Mais la plupart des personnes suicidaires souffrent d'une maladie reconnue : la dépression. Beaucoup de dépressifs arrivent à gérer convenablement leurs affaires quotidiennes. L'absence de "folie", de comportements bizarres, ne signifie pas une absence de risque de suicide.
- "Les gens qui en parlent ne le font pas"
Les études ont prouvé que plus de 75% des suicidés ont agi d'une façon ou d'une autre dans les semaines ou les mois précédant leur mort pour indiquer aux autres qu'ils étaient dans un profond désespoir. Toute personne qui exprime des idées suicidaires doit être prise au sérieux.
- "Ceux qui avalent des cachetons ne veulent pas mourir, ceux qui ne veulent pas se râter emploient les grands moyens"
C'est archifaux. Il n'y a pas de lien entre la gravité du geste et son motif. Même une "petite" tentative doit être prise au sérieux.
- "Ces problèmes n'étaient pas suffisament graves pour conduire au suicide"
C'est une phrase que l'on entend souvent chez des personnes qui connaissaient le suicidé. Ce n'est pas parce que vous pensez qu'une chose ne justifie pas que l'on se suicide pour elle que la personne suicidaire le vit de la même façon. Il ne s'agit pas d'évaluer la gravité du problème en soi mais la gravité de la souffrance induite par ce problème chez la personne en question.
- "Parler de suicide à quelqu'un qui a des tendances, c'est risqué"
Les personnes ont déjà l'idée du suicide. Si vous posez à une personne dans le désespoir la question "Est-ce que tu as déjà pensé au suicide?", vous faites une bonne chose pour elle : vous lui montrez que vous vous souciez d'elle, que vous la prenez au sérieux, et que vous êtes disposé à la laissez partager sa douleur avec vous.
Aider quelqu'un qui pense au suicide :
Il n'y pas de recette miracle, si ce n'est celle d'être à son écoute, de tenter de comprendre et de lui parler. Mais attention, il y a des choses à ne jamais faire : lui dire "c'est rien", "c'est pas grave", "ça s'arrangera"... cela minimise sa détresse, elle peut l'interpréter comme de l'indifférence ou pire, comme une approbation; la brusquer en lui répétant "secoue-toi", "arrête de te regarder le nombril"... avec ce genre d'arguments, son sentiment de culpabilité peut se trouver aggravé.
